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Comment un nouveau récepteur laser chinois pourrait offrir une autonomie infinie aux drones

Selon l'étude publiée fin juillet dans la revue Matter & Light par l'équipe de Jianhua Han à l'Université de l'aviation civile de Chine, en collaboration avec l'Université de Tsinghua, un récepteur…

Comment un nouveau récepteur laser chinois pourrait offrir une autonomie infinie aux drones

Selon l'étude publiée fin juillet dans la revue Matter & Light par l'équipe de Jianhua Han à l'Université de l'aviation civile de Chine, en collaboration avec l'Université de Tsinghua, un récepteur embarqué convertit le faisceau d'un laser vert sol-air en électricité avec un rendement de 38,49 % mesuré en laboratoire. Le dispositif, un tandem PLC-TE (Perovskite Laser Cell-Thermoelectric), combine une cellule photovoltaïque pérovskite calibrée sur la longueur d'onde du faisceau et une couche thermoélectrique à effet Seebeck récupérant la chaleur résiduelle. Le chiffre dépasse les 34 % du record pérovskite-silicium et les 20 % du programme POWER de la DARPA.

Architecture du tandem et bilan de conversion

La cellule pérovskite absorbe la lumière du laser et la convertit directement en courant. La chaleur non transformée traverse ensuite la couche thermoélectrique, dont la face chaude (côté laser) et la face froide (côté air) maintiennent un gradient ΔT exploité par l'effet Seebeck. Le flux d'air généré par les hélices du drone force le refroidissement de la face arrière, augmentant le gradient thermique et donc la puissance électrique récupérée. Le rendement global mesuré atteint 38,49 % en conditions statiques de laboratoire.

Gestion thermique et verrou matériaux

Le principal point de défaillance identifié: un laser de forte puissance peut porter le récepteur à 80–90 °C, gamme où la pérovskite perd son efficacité photovoltaïque. Leschercheurs ont inséré des nanocristaux de triséléniure d'antimoine (Sb₂Se₃) comme barrière thermique. La fonction demandée: isoler la couche pérovskite sans écraser le gradient ΔT nécessaire à la thermoélectricité. Le compromis matériau-conditionnement devient le critère opérationnel numéro un.

Lecture pour l'audience du médical et de la photonique

Ce tandem n'est pas un record de plus pour cellules solaires au sol. Le point pertinent: déplacer la source d'énergie hors du véhicule change l'architecture de mission. Surveillance continue, logistique, secours prolongé: la durée de vol n'est plus bornée par la capacité batterie mais par la portée utile du faisceau laser et la tolérance de l'œil humain côté sol. Trois paramètres restent à vérifier avant toute lecture opérationnelle: (1) maintien du rendement 38,49 % en vol, sur cellule en mouvement et soumise à vibrations, (2) effet du désalignement faisceau/récepteur sur le ΔT et la puissance électrique, (3) classification IEC 60825 du laser sol et exigences de sécurité oculaire associées. Le dossier publié s'arrête à un modèle statique en laboratoire. Le passage à un démonstrateur en vol conditionne toute projection série.